Orlando ou l'Impatience

  • Théâtre
Archive 2014

Olivier Py

Une comédie pour dire, entre optimisme et pessimisme, entre espoir et inquiétude, le présent du monde et la force insondable du théâtre.
Orlando ou l'Impatience © Christophe Raynaud de Lage

Présentation

C'est par une comédie qu'Olivier Py inaugure, en tant qu'auteur et metteur en scène, sa nomination à la direction du Festival d'Avignon. Une comédie pour dire, entre optimisme et pessimisme, entre espoir et inquiétude, le présent du monde et la force insondable du théâtre. Une comédie pour dire aussi qu'à ce monde nouveau et obscur doit correspondre une nouvelle éthique. Le jeune héros d'Olivier Py, l'Orlando impatient, part à la recherche de son père inconnu. Il est conduit par sa mère actrice sur une série de fausses pistes, qui sont autant d'étapes vers une vérité attendue. Orlando ou l'Impatience peut être considérée comme une pièce manifeste qui nous entraîne dans un voyage traversé de questionnements contemporains qui sont ceux, à des degrés divers, de toute l'oeuvre poétique d'Olivier Py : « le » politique, l'Art, le sexe, la foi, la philosophie... Les thèmes se croisent sous la plume du poète et l'oeil du metteur en scène, toujours entre ciel et terre, ne négligeant ni l'un ni l'autre, mais en les mettant en relation sur le plateau du théâtre, lieu exemplaire et incontournable de confrontation et d'engagement. Face à chaque père potentiel, Orlando découvre une forme possible de théâtre. La tragédie politique, la comédie érotique, l'épopée historique, la farce philosophique... Tout ce qui habite le théâtre d'Olivier Py est ici, présent, dans une comédie, où le rire moqueur côtoie l'ironie mordante d'un artiste toujours sincère et désespérément joyeux.

Poète, auteur dramatique, romancier, metteur en scène de théâtre et d'opéras, acteur, chanteur... Olivier Py habite le théâtre depuis 1988. C'est au Festival d'Avignon en 1995 qu'il crée l'événement en proposant La Servante, histoire sans fin, cycle de pièces qui dure 24 heures, avant d'y revenir à maintes reprises : Apologétique, Le Visage d'Orphée, L'Apocalypse joyeuse, Requiem pour Srebrenica, Les Vainqueurs, L'Énigme Vilar présentée dans la Cour d'honneur, mais aussi en chantant Miss Knife dans le festival OFF. En 2006, il écrit sa première comédie, Illusions comiques, avant d'entamer un long travail sur la tragédie avec Les Enfants de Saturne, L'Orestie, Les Sept contre Thèbes, Les Suppliantes et Les Perses d'Eschyle. Les références à Jean Vilar et au théâtre populaire sont mêlées à son parcours. Directeur du Centre dramatique national d'Orléans puis de l'Odéon-Théâtre de l'Europe, il est dans l'engagement pour servir le théâtre public comme dans le combat politique : avec Ariane Mnouchkine et François Tanguy contre le siège de Sarajevo, en soutien aux sans-papiers, plantant le drapeau palestinien et accueillant la résistance syrienne à l'Odéon, aux côtés de Christiane Taubira pour le mariage homosexuel ou encore s'opposant à l'extrême droite aux dernières élections municipales. Il est depuis septembre 2013 directeur du Festival d'Avignon. 

Pierre-André Weitz découvre très jeune le théâtre en accompagnant son grand-père qui travaille au Théâtre de Bussang, théâtre populaire dont la devise est : « Par l'Art, pour l'Humanité ». Il mène des études au Conservatoire de Strasbourg, section art lyrique, et à l'École d'Architecture. Très vite, il s'intéresse à la scénographie et, à 18 ans, signe les décors et costumes de son premier spectacle. Il travaille avec François Rancillac, François Berreur et, en 1993, rencontre Olivier Py. Scénographe, créateur des costumes et des maquillages, il participe à l'élaboration des spectacles dès l'origine : il propose « des espaces temps à l'intérieur desquels les acteurs se meuvent ». Pierre-André Weitz travaille les matières brutes – bois et métal –, et y intègre les éléments lumineux qu'il affectionne particulièrement, cultivant toute une symbolique des couleurs. Scénographies mouvantes qu'il chorégraphie avec une précision quasi-musicale, montrant volontairement la machinerie théâtrale et les techniciens qui la manipulent.

  • "Orlando ou l’Impatience" est publié aux éditions Actes Sud-Papiers.

  • "Orlando ou l’Impatience" fait l’objet d’une "Pièce (dé)montée", dossier pédagogique réalisé par Canopé.

Distribution

Texte et mise en scène Olivier Py
Scénographie, décor, costumes et maquillage Pierre-André Weitz
Musique Stéphane Leach
Lumière Bertrand Killy

Avec 
Jean-Damien Barbin Le professeur de diction fou, le directeur de cabinet fou, l'apnéiste fou, 
l'ostéopathe fou, l'affirmatologue fou, le troueur fou, 
le milliardaire fou et le théâtreux fou 
Laure Calamy Ambre 

Eddie Chignara Le Ministre 
Matthieu Dessertine Orlando 
Philippe Girard Le père désespéré, le père exalté, 
le père déshonoré, le père oublié, le père recommencé
Mireille Herbstmeyer La grande actrice 

Stéphane Leach Le pianiste 

François Michonneau Gaspard, le faux Gaspard et le fils

 

Production

Production Festival d'Avignon
Coproduction Théâtre de la Ville-Paris, Théâtre National Populaire (Villeurbanne), Comédie de Genève, Festival Ruhrfestspiele de Recklinghausen, ARTE Concert
Avec le soutien de l'Adami

En photos

Infos pratiques