La Jeune Fille, le Diable et le Moulin

  • Théâtre
  • Jeune public
Archive 2014

d'après les contes des frères Grimm

Olivier Py

Paris - Avignon

Une histoire de père naïf qui signe un pacte avec le diable sans se rendre compte qu'il sacrifie sa fille par peur d'une vengeance diabolique.
La Jeune Fille, le Diable et le Moulin © Christophe Raynaud de Lage

Infos pratiques

Présentation

Les frères Jacob et Wilhelm Grimm ont collationné pendant des années les contes et légendes de l'Europe germanique et nordique, réunissant plusieurs dizaines d'histoires populaires de tradition orale, multipliant les versions, modifiant parfois le contenu pour que la morale bourgeoise soit sauve. Olivier Py y trouve matière à écrire des pièces qui permettent de faire découvrir les mystères et les conventions du « vrai » théâtre à de jeunes enfants en les prenant au sérieux. La Jeune Fille, le Diable et le Moulin est inspirée de La Jeune Fille sans mains, dont elle conserve la trame narrative. Une histoire de père naïf qui signe un pacte avec le diable sans se rendre compte qu'il sacrifie sa fille à qui il coupera les mains par peur d'une vengeance diabolique. Mais la jeune fille s'enfuit et commence alors un voyage semé d'embûches, de jardinier, de prince charmant, de sommeil et d'attente. Toutes ces épreuves, toutes ces rencontres, toutes ces étapes avant d'arriver au possible bonheur permettent de traverser nombre de questions que souvent les enfants se posent sans oser en parler : la mort, le diable, l'amour, la guerre, l'oubli, la relation aux parents... Parcours initiatique sans mièvrerie, La Jeune Fille, le Diable et le Moulin est aussi une pièce musicale qui préserve notre part d'enfance. Pièce de tréteaux, simple dans sa pauvreté de moyens, elle se déplace entre naïveté et gravité, gardant toujours une touche d'espérance pour la fin.

Poète, auteur dramatique, romancier, metteur en scène de théâtre et d'opéras, acteur, chanteur... Olivier Py habite le théâtre depuis 1988. C'est au Festival d'Avignon en 1995 qu'il crée l'événement en proposant La Servante, histoire sans fin, cycle de pièces qui dure 24 heures, avant d'y revenir à maintes reprises : Apologétique, Le Visage d'Orphée, L'Apocalypse joyeuse, Requiem pour Srebrenica, Les Vainqueurs, L'Énigme Vilar présentée dans la Cour d'honneur, mais aussi en chantant Miss Knife dans le festival OFF. En 2006, il écrit sa première comédie, Illusions comiques, avant d'entamer un long travail sur la tragédie avec Les Enfants de Saturne, L'Orestie, Les Sept contre Thèbes, Les Suppliantes et Les Perses d'Eschyle. Les références à Jean Vilar et au théâtre populaire sont mêlées à son parcours. Directeur du Centre dramatique national d'Orléans puis de l'Odéon-Théâtre de l'Europe, il est dans l'engagement pour servir le théâtre public comme dans le combat politique : avec Ariane Mnouchkine et François Tanguy contre le siège de Sarajevo, en soutien aux sans-papiers, plantant le drapeau palestinien et accueillant la résistance syrienne à l'Odéon, aux côtés de Christiane Taubira pour le mariage homosexuel ou encore s'opposant à l'extrême droite aux dernières élections municipales. Il est depuis septembre 2013 directeur du Festival d'Avignon. 

  • "La Jeune Fille, le Diable et le Moulin" est publié aux éditions L’École des loisirs.

  • "La Jeune Fille, le Diable et le Moulin" fait l’objet d’une "Pièce (dé)montée", dossier pédagogique réalisé par Canopé.

Distribution

Adaptation et mise en scène Olivier Py
Décor et costumes Pierre-André Weitz
Musique Stéphane Leach
Lumière Bertrand Killy

Avec
François Michonneau
Le Père, Le Prince, L'Enfant et Le premier squelette
Léo Muscat La Mère et Le Jardinier
Benjamin Ritter Le Diable et Le deuxième squelette
Delia Sepulcre Nativi La Jeune Fille puis La Princesse

 

Production

Production Festival d'Avignon, Théâtre de la Ville-Paris

En photos