Don Giovanni. Letzte Party

Eine Bastardkomödie (Don Giovanni. Dernière Fête / Une comédie bâtarde)

d'après Wolfgang Amadeus Mozart et Lorenzo Da Ponte

  • Théâtre
  • Musique
  • Spectacle
Archive 2014

Antú Romero Nunes

Hambourg / Première en France

Don Giovanni. Letzte Party (Don Giovanni. Dernière fête) © Christophe Raynaud de Lage

Présentation

En convoquant le Don Giovanni de Mozart et de da Ponte sur la scène du théâtre d'acteurs, le metteur en scène Antú Romero Nunes s'empare de ce qui est, pour lui, le meilleur matériau pour parler de la liberté aujourd'hui. Son héros n'est pas un simple séducteur effréné, il met à l'épreuve ses propres limites et ses propres attentes face à la vie ; il invite tous ses contemporains à venir prendre part à la grande fête de la liberté. Que tout le monde aille avec tout le monde, qu'on échappe à ce que la vie nous réserve, et que vive la liberté ! Le chant et la musique mozartiens viennent ici, très librement adaptés, apporter un surplus d'énergie au jeu des acteurs, relayé par un groupe de musiciennes de jazz-rock. Pour jouir pleinement de la vie et de l'amour, Don Giovanni sait qu'il a besoin de la proximité de la mort, qui lui rappelle que tout a une fin, et qu'on peut en conséquence, le moment venu, décider qu'on a suffisamment vécu, et se retirer. Il aura entre temps fait découvrir l'intensité du bonheur à Donna Elvira, à Donna Anna, à Zerlina... et à une bonne partie des spectatrices. Dans la dernière partie du spectacle, il troque ses habits avec ceux de son inséparable Leporello, et se fond dans le public. Ce dernier verra dès lors comment la fête continue.

Après le triomphe des Noces de Figaro à l'Opéra de Prague en 1786, Mozart reçoit commande d'une nouvelle oeuvre. Son ami Lorenzo da Ponte lui suggère le thème de Don Juan. Le sujet est alors en perte de vigueur culturelle, mais Mozart et da Ponte vont lui donner une nouvelle force et une nouvelle ampleur, encore palpable aujourd'hui. Loin d'être un personnage tombé dans la débauche, un esprit fort qui cherche à justifier ses actes, le Don Giovanni de Mozart et da Ponte est un grand seigneur, un libre-penseur qui ne se refuse aucun des plaisirs auxquels son rang et sa richesse lui donnent accès. De quoi se repentirait-il, lui qui n'a aucun regret ? L'opéra fut créé à Prague en 1787. Son succès fut équivalent à celui des Noces.

Laurent Muhleisen, avril 2014

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Distribution

Mise en scène Antú Romero Nunes
Scénographie Florian Lösche
Musique Johannes Hofmann
Dramaturgie Sandra Küpper
Costumes Annabelle Witt
Assistant musique Frieder Hepting
Assistant scénographie Ute Radler
Assistante costumes Sibylle Wallum
Assistante dramaturgie Natalie Lazar

Avec
Bruno Cathomas Masetto, le fiancé de Zerlina
Mirco Kreibich Leporello
Karin Neuhäuser le Commandeur et la Mort
Gabriela Maria Schmeide Zerlina
Maja Schöne Donna Anna
Cathérine Seifert Donna Elvira
André Szymanski Don Ottavio, le fiancé d'Anna
Sebastian Zimmler Don Giovanni
Et les musiciennes
Anna Bauer (piano)
Carolina Bigge (percussions)
Catharina Boutari (chant)
July Müller-Greve (basse)
Natascha Protze (saxophone, clarinette basse, flûte)
Kerstin Sund (guitare)
Anita Wälti (trompette)
Et
Ana Abril, Alizée Buisson, Axel Cuisin, Vanina Delannoy, Pierre Le Scanff, Mylène Richard, Fabien Saye, Kristina Strelkova

 

Production

Production Thalia Theater
Avec le soutien de la Fondation BNP Paribas

Infos pratiques

Photos

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