Et si je les tuais tous Madame ?

texte d'Aristide Tarnagda

  • Théâtre
  • Musique
  • Spectacle
Archive 2013

Aristide Tarnagda

Ouagadougou / Première en France

"Et si je les tuais tous Madame?" sera publié aux éditions Lasman en octobre 2013.
Et si je les tuais tous Madame ? © Christophe Raynaud de Lage / Festival d'Avignon

Infos pratiques

Présentation

Il y a d'abord les mots, ceux d'une histoire qui se déploie dans le bref intervalle séparant un feu rouge d'un feu vert, quelque part dans une ville. Trente secondes, une minute, pour partager les questions, formuler des réponses, dérouler le fil intranquille d'une vie. Interpellant la figure muette d'une conductrice attendant que le feu passe au vert, Lamine se raconte, convoquant père et mère, femme et enfant, ami d'enfance et d'errance, dont les voix traversent son esprit et son corps. Monologue dialogué, écrit dans une langue imagée, Et si je les tuais tous Madame ? dresse le portrait d'un homme pris entre vérités et mensonges d'une existence en attente. Misère, exil, abandon, rêves et désillusions, mais aussi irrépressible besoin d'aller de l'avant : à travers les paroles de Lamine, c'est tout un continent qui prend la parole. Mêlant le théâtre à la musique, le hip hop incisif du groupe Faso Kombat aux chansons d'inspiration plus traditionnelle d'Hamidou Bonssa, Aristide Tarnagda porte un regard aigu sur les rapports ambigus qu'entretiennent deux mondes qui se sont côtoyés pendant plus d'un siècle sans vraiment se comprendre. Mais dans l'urgence du moment, il importe de dépasser la simple constatation pour chercher plus loin, aller voir ce qui d'habitude se cache et se tait. En racontant sa vie, ses échecs et ses désirs, Lamine incarne ainsi les mots de celui qui est aujourd'hui encore prisonnier, celui qui ne se heurte qu'à des murs et des silences et pour lequel il n'existe plus qu'un seul horizon : un voyage qui lui sauverait la vie. Voyage vers un autre continent ou retour au pays natal ? Rien n'est tranché, si ce n'est la nécessité d'être ailleurs, là où les blessures peuvent peut-être cicatriser, là où enfin les paroles pourraient s'échanger. Là où «attendre est espérer». JFP

Distribution

mise en scène Aristide Tarnagda
scénographie Charles Ouitin
lumière Mohamed Kaboré
costumes Huc Jean-Christophe Michel
assistanat à la mise en scène Safourata Kaboré, Sira Diarra

avec Hamidou Bonssa, Lamine Diarra
et David Malgoubri, Salif Ouedraogo du groupe Faso Kombat

Production

production Compagnie Théâtre Acclamation
coproduction Récréatrales, Institut français

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