Antigone

de Sophocle

  • Théâtre
  • Spectacle
Archive 2017

Satoshi Miyagi

Shizuoka / Création 2017

Antigone, Satoshi Miyagi, 2017 © Christophe Raynaud de Lage

Infos pratiques

Présentation

Etéocle et Polynice, fils d'Œdipe et de Jocaste, frères d'Ismène et d'Antigone, ont combattu l'un contre l'autre et ont péri sous un coup réciproque. Thèbes, que défendait Etéocle de l'assaut de son frère, est dirigée par Créon, frère de Jocaste. Le tyran, dès l'annonce de leur mort, promulgue une loi pour distinguer les frères, « le bon et le méchant » : interdiction est faite à tous les citoyens de rendre à Polynice les hommages funèbres. Sophocle, le plus psychologue des poètes antiques grecs parvenus jusqu'à nous, déploie le destin d'une soeur, Antigone, et sa détermination à rendre à ses deux frères les honneurs qu'elle leur doit. Promise à Hémon, fils de Créon, elle brave l'injustice humaine pour suivre la loi des dieux et son amour égal pour tous ceux de son sang. Elle enterrera son frère, dût-elle mourir ensuite. Satoshi Miyagi, fin connaisseur de la tragédie, explore plus avant cette partition stricte que l'Occident opère entre « bons » et « mauvais ». De la Cour d'honneur du Palais des papes, symbole d'une autorité qui aime à séparer mais aussi lieu où le mur est une surface qui dompte les égos, le metteur en scène a souhaité travailler l'eau, les flammes et les ombres pour célébrer la vraie nature de tous les personnages : double ou multiple au sein d'une histoire que l'on pourrait qualifier d'archaïque.


Des cent vingt-trois pièces qu'a écrites Sophocle au Ve siècle avant J.-C., seules nous restent Œdipe roi, Œdipe à Colone, Antigone, Philoctète, Ajax, Electre et Les Trachiniennes. Aux Dionysies, grands concours dramatiques de la Grèce antique, le contemporain d'Euripide s'impose à de nombreuses reprises. Au vingtième siècle, Antigone, dernier volet de sa trilogie des Labdacides (descendants de Laïos, père d'Œdipe), inspire une composition à Camille Saint-Saëns et des pièces de théâtre à Jean Cocteau et Jean Anouilh. À partir de la traduction d'Friedrich Hölderlin, Bertolt Brecht en livre aussi une version en 1948. Plus récents, les romans Antigone et Œdipe sur la route d'Henry Bauchau revisitent tout le mythe de cette famille maudite, destinée par les dieux à un cycle d'aveuglements funestes.

Distribution

Texte Sophocle
Traduction Shigetake Yaginuma
Mise en scène Satoshi Miyagi
Assistanat à la mise en scène Masaki Nakano
Musique Hiroko Tanakawa
Scénographie Junpei Kiz
Lumière Koji Osako, Masayuki Higuchi
Son Hisanao Kato, Koji Makishima
Costumes Kayo Takahashi
Fabrication costumes Yumiko Komai, Mai Ooka, Reiko Kawai
Coiffure et maquillage Kyoko Kajita
Accessoires Eri Fukasawa, Kaori Miwa, Hiroki Watanabe
Direction technique Mahito Horiuchi
Régie plateau Atsushi Muramatsu, Takahiro Yamada, Toshiki Kamiya
Habilleuse Mai Ooka
Interprétariat Akihito Hirano
Traduction française pour le surtitrage Corinne Atlan
Régie surtitres Takako Oishi
Conseil à la dramaturgie Yoshiji Yokoyama
Administration Takako Oishi, Haru Tanji

Avec Asuka Fuse, Ayako Terauchi, Daisuke Wakana, Fuyuko Moriyama, Haruka Miyagishima, Kazunori Abe, Keita Mishima, Kenji Nagai, Kouichi Ohtaka, Maki Honda, Mariko Suzuki, Micari, Miyuki Yamamoto, Moemi Ishii, Momoyo Tateno, Morimasa Takeishi, Naomi Akamatsu, Ryo Yoshimi, Soichiro Yoshiue, Takahiko Watanabe, Tsuyoshi Kijima, Yoji Izumi, Yoneji Ouchi, Yu Sakurauchi, Yudai Makiyama, Yukio Kato, Yuumi Sakakibara, Yuya Daidomumon, Yuzu Sato

Production

Production Shizuoka Performing Arts Center
Coproduction Festival d'Avignon
Avec le soutien de la Japan Foundation et de la Spedidam pour la 71e édition du Festival d'Avignon
Avec l'aide du Kanagawa Arts Theatre

Photos

Audiovisuel

En savoir plus

Et…