Tombouctou déjà-vu

  • Danse
Archive 2015

Emmanuelle Vo-Dinh

Le Havre / Création 2015

"Tombouctou déjà-vu" fera l’objet d’une captation le 5 juillet et sera accessible sur Culturebox à partir du 20 juillet pendant un an.

Infos pratiques

Présentation

Une communauté de sept interprètes met à l'épreuve son unité et ses liens. Prise au piège d'une narration qui défile en boucle, elle fait vaciller chaque situation, sachant que la répétition n'interdit ni le déplacement ni la transformation. Sur le plateau, des cartes à tirer : les stratégies obliques du musicien-producteur Brian Eno et du peintre Peter Schmidt, consignes à exécuter, à transgresser, à empiler. Leur accumulation crée un terreau sur lequel le groupe joue et trébuche, curieux d'expérimenter des états, des émotions, des intentions. Enfants farceurs parfois pervers, personnages romantiques qui basculent dans la mélancolie... Tout se fabrique sous nos yeux, entre extrême précision et fragilité portées par des boucles sonores enregistrées et réinventées par les danseurs. Dans ce processus invariablement circulaire surgissent des brèches, comme des poches de liberté que chacun investit pour échapper au destin, au sens commun. Car à travers cette tentative d'affranchissement dans la répétition, c'est de création artistique qu'il s'agit, à l'image de Tombouctou, nom connu de tous, mais totalement fantasmé, interprété et sublimé.

Emmanuelle Vo-Dinh est une chorégraphe des phénomènes. Sociaux, physiologiques, psychologiques ou mécaniques : elle s'empare de faits précis, les observe, les comprend puis les transforme en matériaux chorégraphiques et plastiques.
À la création de sa compagnie, Sui generis, en 1997, elle s'intéresse d'abord aux émotions. Elle passe ainsi deux mois auprès du neurologue Antonio Damasio à Iowa City pour préparer Texture/Composite (1999). Puis elle se plonge dans les écrits de Jean Oury sur la schizophrénie, qui lui inspirent sa pièce Sagen (2001).S'ensuit un cycle plus minimaliste, autour des thèmes de la répétition, du temps et de la mémoire, tout autant instruit, construit et vécu : Croisées (2004), White light (2005) Ici/Per.For (2006). Les rapports masculin/féminin ainsi qu'une recherche plus formelle sur les relations entre corps, musique et voix, marquent entre autres son travail depuis 2007 (Ad Astra, Eaux-fortes, -insight-). À la tête du Phare, Centre chorégraphique national du Havre Haute-Normandie depuis 2012, son intérêt pour les sciences s'articule progressivement à un questionnement sur la fiction et la narration, imprimant une dimension plus théâtrale à ses pièces.

Distribution

Conception et scénographie Emmanuelle Vo-Dinh 
Regard dramaturgique Stéphane Laudier
Musique originale David Monceau, Emmanuelle Vo-Dinh
Lumière Françoise Michel
Diffusion sonore Hubert Michel
Préparation vocale Jean-Baptiste Veyret-Logérias
Préparation physique Sarah Degraeve
Construction de la scénographie Christophe Gadonna
Costumes Salina Dumay

Avec 
Gilles Baron, Alexia Bigot, Maeva Cunci, Cyril Geeroms, Camille Kerdellant, Nadir Louatib, David Monceau

Production

Production Le Phare, Centre chorégraphique national du Havre Haute-Normandie
Coproduction Le Volcan Scène nationale du Havre, Baryshnikov Arts Center (New York), Dieppe Scène Nationale
Avec le soutien du Lower Manhattan Cultural Council, Institut français pour la résidence au Baryshnikov Arts Center et au Lower Manhattan Cultural Council (New York)
Le Festival d'Avignon reçoit le soutien de la Fondation BNP Paribas et de la Spedidam pour les représentations de Tombouctou déjà-vu.

En photos