Connaissez-vous les dangers du génie ?

Fictions

Le Naufragé de Thomas Bernhard

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Avec France Culture

Chaque été, France Culture investit la cour du Musée Calvet pour une semaine de lectures, de poésie, de pensée et de créations. En résonance avec la programmation du Festival d’Avignon, son histoire et les temps fort de cette édition, France Culture met à l’honneur cette année les grandes questions que nous adresse la littérature. Comme chaque année, des textes emblématiques seront portés par des actrices et acteurs, accompagnés d’auteurs, de musiciens et d’artistes invités pour l’occasion.

Portraits de Jacques Gamblin et Thomas Bernhard © Frédéric Stucin © brandstaetter images

Présentation

Le grand écrivain autrichien Thomas Bernhard (1931-1989), célèbre pour ses provocations envers son pays et qui n’a eu de cesse dans son œuvre de fustiger les relents d’antisémitisme en Autriche, nous offre ici un soliloque-fleuve impitoyable, jusqu’aux limites de la folie, qui fait émerger la complexité de trois trajectoires et explore la question du génie.

Le narrateur a rencontré Glenn Gould et Wertheimer au Mozarteum de Salzbourg où ils ont suivi le prestigieux cours d’Horowitz. Tous trois sont alors de jeunes pianistes talentueux. Mais d’emblée, Gould s’impose comme un génie triomphant, détournant définitivement les deux autres de leur carrière de pianiste virtuose. Le narrateur se sépare brutalement de son Steinway, se vouant dès lors à la rédaction sans fin d’un essai sur Glenn Gould. Quant à Wertheimer, tel que va s’amuser à le surnommer Glenn, il est « le sombreur ». Vingt-huit ans après la première rencontre des trois amis, et quelque temps après la mort de Glenn Gould foudroyé par une attaque au beau milieu des Variations Goldberg, Wertheimer se suicide par pendaison à côté de la maison de sa sœur partie vivre en Suisse avec un riche industriel. En revenant de l’enterrement de son ami pour se rendre au pavillon de chasse où celui-ci s’était réfugié peu avant, le narrateur plonge dans le passé, comme en quête d’une vérité, s’engouffrant de manière obsessionnelle dans le ressassement de ses souvenirs, y retournant toujours et sans cesse avec d’infinies variations, comme en écho à celles de Bach.

Distribution

Avec Jacques Gamblin
Musique Anthony Capelli
Réalisation Baptiste Guiton
Assistanat à la réalisation Florine Perennès
Adaptation Pauline Thimonnier
Traduction de l’allemand par Bernard Kreiss publiée chez Gallimard. L’œuvre de Thomas Bernhard est représentée par l’Arche Éditeur & Agence Théâtrale.

Infos pratiques

Et…