Le coréen est la langue invitée de ce 80e Festival d’Avignon. Après l’anglais, l’espagnol et l’arabe, le coréen promet un voyage longue distance. Langue à la fois locale et globale, elle s’écrit dans un alphabet – le hangeul – dont les origines remontent au XVe siècle. Le roi Sejong le Grand fit alors créer le Hunminjeongeum (훈민정음), littéralement « les sons corrects pour instruire le peuple », avec la volonté de lutter contre l'analphabétisme. Elle porte en elle un geste de démocratisation des savoirs. Le coréen ouvre les portes d’une culture, celle de la République de Corée qui, depuis quelques années, rayonne à l’échelle mondiale par sa littérature son cinéma, ses séries (K-drama), sa musique (K-pop) et sa gastronomie.
C’est de cette richesse culturelle que le 80e Festival d’Avignon se fera l’écho, tout en invitant le public, à travers les arts vivants, à découvrir d’autres aspects plus intimes de la culture coréenne. Le théâtre et la danse seront fortement représentés en lien direct avec des questions politiques qui animent aujourd’hui la société coréenne. À découvrir aussi, des arts traditionnels, tels que le pansori (판소리) ou le yeonhee (nongak), revus à travers le regard d’artistes contemporains.
Située sur une péninsule, la langue et la culture coréennes se déploient au croisement de traditions et d’influences, notamment occidentales. Vingt-cinq ans après la présence du dernier artiste coréen programmé à Avignon, l’invitation de cette langue répond à une soif de découverte.