L'errante peintures

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Archive 2018

Claire Tabouret

Los Angeles

L'auteure de l'affiche de la 72e édition du Festival d'Avignon présente à l'Église des Célestins deux séries

L'errante, peintures © Christophe Raynaud de Lage

Présentation

L'auteure de l'affiche de la 72e édition du Festival d'Avignon présente à l'Église des Célestins deux séries – la première consacrée à l'écrivaine-voyageuse Isabelle Eberhardt et la seconde où dominent des créatures masquées – et à la Collection Lambert des tableaux de groupes et notamment d'enfants. Âgée de 35 ans et résidant en Californie, Claire Tabouret peint entre recouvrements et dissimulations un « ici et maintenant » atemporel. Qu'il s'agisse de portraits d'enfants au regard fixe ou de groupes de tous âges, son oeuvre nous regarde, interrogeant nos désirs par des tableaux aux couleurs profondes et travaillées. à l'Église des Célestins, le sol en terre tendre, le silence et la lumière intime se mettent au diapason d'une peinture mondialement célébrée. Cette fixité de la présence, l'artiste lui a trouvé une déclinaison précieuse dans l'oeuvre-vie d'Isabelle Eberhardt (1877-1904) qui, d'européenne à homme musulman, traversa de multiples identités avant de disparaître, noyée et engloutie sous la terre qu'elle recherchait tant. Les êtres masqués de latex de la série Les Étreintes lui sont proches dans leur jeu fétichiste, au beau milieu de paysages touchés également par l'indistinct et le trouble. À la Collection Lambert, de grands portraits de groupes, comme autant de solitudes miraculeusement réunies, continuent de porter leur regard obstiné vers le spectateur, formulant un silencieux « Qui es-tu ? » qui, de Manet à aujourd'hui, continue d'incarner la modernité de la peinture.

Claire Tabouret
Née en 1981, Claire Tabouret obtient son Diplôme national d'arts plastiques à l'École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2006 puis part vivre et travailler à Los Angeles. Son oeuvre contient de nombreuses séries, qui vont de portraits d'enfants dont la pâleur et la fixité interrogent nos propres souvenirs à des portraits d'adultes, de groupes, des scènes en suspens, des présences intangibles. Rondes de femmes, chercheurs d'or, figures en latex ou barques d'hommes en exil sont parmi les sujets d'une oeuvre en perpétuelle métamorphose. « Ma manière d'évoquer l'enfance a à voir avec la détermination, la gravité, le sérieux, la lucidité. Les enfants dans mes tableaux ont les yeux ouverts et ils ne vont pas les fermer. Ils vont nous scruter jusqu'à la fin des temps. » La Grande Camisole a été choisie pour l'affiche de la 72e édition du Festival d'Avignon.

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